Pour être éducateur canin…

28 mars 2014

J’ai fait la connaissance, pas plus tard que hier, de Cyrus John Shokati. Cyrus est un amoureux des chiens. Il est aussi très intéressé par la psychologie, le comportement et la cognition. Il enseigne à l’université et ses champs de recherches sont l’éducation, l’apprentissage et la prise de décisions.

Je l’ai connu parce que je suis tombé sur une opinion qu’il a émise dans un groupe sur Facebook où l’on cherchait à savoir s’il y avait des éducateurs canins dans tel ou tel secteur… Bref, j’ai aimé son opinion et lui ai demandé la permission de la traduire en français. Ce qu’il m’a accordé et il m’a aussi permis d’y ajouter mon grain de sel…

Voici ce que ça donne:

Pour être éducateur canin, il faut être constamment en formation. Les théories de l’apprentissage ne sont pas un nouveau domaine de connaissances, mais lorsqu’il est question de comportement canin et de cognition animale, nous en apprenons encore et encore de nos jours !

Si vous ne vous intéressez pas aux formations continues, colloques et congrès sur le sujet, vous ne respectez pas suffisamment votre champ d’intervention et vous travaillez probablement uniquement pour l’argent.

Si vous ne respectez pas suffisamment le chien pour étudier ses comportements, pour apprendre à voir le monde comme lui et comprendre ses besoins, alors vous faites probablement plus de tort que de bien en faisant la promotion d’idées fausses et d’informations erronées.

Voici comment on devrait évaluer un entraîneur en 10 points :

1) Remarquez son langage corporel en présence de chiens et le langage corporel du chien afin de déceler l’inconfort ou la bonne communication entre eux;

2) Notez le «timing», la constance, la bonne utilisation des signaux pour les demandes, l’utilisation des marqueurs de bons comportements (comme un clicker, un «oui!» ou un «bon chien!», etc.);

3) On devrait constater sa maîtrise de la matière tout autant que son envie d’en apprendre davantage. (Pas seulement user de jargon et de mots-clé à la mode.) S’il utilise le jargon de la science, on doit s’assurer qu’il le fait correctement en demandant des explications claires;

4) Il doit s’intéressez aux formations continues, colloques et congrès portant sur le comportement et l’entraînement des chiens (mais aussi des animaux de différentes espèces) sur une base régulière;

5) Il doit enseigner à l’HUMAIN à comprendre son chien et comment l’entraîner. Il n’existe pas de «trucs rapides»;

6) Il devrait savoir ce qu’est un chien en santé sur les plans psychologique et physiologique et être au fait des causes médicales qui peuvent affecter le comportement;

7) Il ne devrait pas vouloir tout contrôler chez le chien mais le laisser le plus souvent possible être un chien. Les sessions d’entraînement doivent être amusantes pour les deux partenaires;

8) Il doit pouvoir motiver le chien, le garder impliqué et concentré dans le processus. Toute l’expérience de l’entraînement devrait être totalement positive;

9) Assurez-vous de son éthique. On doit pouvoir constater son amour et son respect pour les animaux. Il ne devrait pas tenter de confronter un animal, provoquer des comportements dangereux ou pire le dominer. Il doit faire preuve de compréhension face aux comportements produits par le chien (les animaux).

10) Il ne devrait pas culpabiliser le propriétaire de l’animal d’avoir créé le/les comportements indésirables; plutôt lui expliquer comment les lois de l’apprentissage ont travaillé pour obtenir ce résultat.

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